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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 11:51

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      Aujourd'hui, un bon gros pavé des vacances : j'ai nommé la Trilogie des Hommes de paille de Michael Marshall, beau bébé de 989 pages dont je ne chroniquerai cependant que la première partie, publiée séparément sous le titre Les Hommes de paille. C'est un thriller dont les intrigues multiples et tortueuses sont le principal atout - mêlées à des scènes d'horreur appréciées par Stephen King himself...

       Le livre s'ouvre sur une spectaculaire tuerie dont on entendra pas reparler pendant longtemps, histoire d'échauffer le lecteur avant de passer aux choses sérieuses, et de lui fournir la première pièce de l'énorme puzzle qu'il va entamer. Puis plusieurs intrigues vont être mises en place dans les premiers chapitres : la mort tragique des parents du narrteur, Ward Hopkins, membre de la CIA, qui découvre en rentrant de l'enterrement qu'il est loin d'être au bout de ses peines - ses découvertes successives constituent d'ailleurs un des moments les plus saisissants du livre -, une enquête sur un serial killer dont le modus operandi consiste à enlever et tuer des jeunes filles pour ne rendre à leur parents qu'un pull sur lequel il a brodé leur nom à l'aide de leurs cheveux - certains chapitres nous font d'ailleurs partager de l'intérieur le supplice de l'un de ces jeunes filles -, et les mystérieux liens de ces deux intrigues entre un groupe qui se fait appeler les "Hommes de paille" et un mystérieux "Homme debout". Tout cela va petit à petit s'emmêler, jusqu'à aboutir, après un stimulant jeu de piste sur Internet, au noeud de l'intrigue, absolument terrifiant ! Un scénario très riche, donc, et dont je passe bien sûr le meilleur sous silence !

        Ce livre est plutôt une réussite. Il ne faut bien sûr pas s'attendre à s'en souvenir toute sa vie comme d'un choc artistique, mais certaines "surprises" du scénario sont à couper le souffle. Le rapprochement des intrigues se fait d'une manière subtile et progressive, et ces dernières mettent en jeu des idées franchement dérangeantes et intéressantes.  La narration est habile, certaines parties étant assumées par un narrateur-personnage - c'est Ward Hopkins lui-même qui nous raconte ses découvertes autour de la mort de ses parents, permettant un démarrage de l'histoire sur les chapeaux de roues -, d'autres par un narrateur extérieur. Le seul bémol concerne le style de l'auteur : si certaines parties sont bien écrites, originales et expressives, notamment lorsqu'il s'agit des émotions des personnages, beaucoup de passages d'action sont vraiment stéréotypés et perdent de leur force : j'ai eu l'impression d'avoir déjà lu mille fois certaines scènes pourtant importantes, dont l'écriture aurait mérité d'être rendue plus singulière.
En un mot, c'est un bon livre de divertissement, construit sur un excellent scénario, mais son écriture un peu plate m'a laissée sur ma faim...

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